21.01.2008
le syndrome de la mort

Je suis tout seul ce soir,
Flanant le long des quais,
Trainant le désespoir
D'un âme mal-aimée.
Cracheurs de rêves sourds,
Des illusions d'amour,
Les yeux écarquillés
Devant l'âme souillée.
On disait de la nuit
Une beauté fatale
Qui revêt les étoiles,
Au silence d'un cri,
Sous la lune trop pâle,
Ô si parfaite toile.
21:53 Écrit par l'ange a perdu ses ailes dans la poésie macabre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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24.10.2007
rêver d'un monde meilleur
Petite la Mort est venue me traumatiser. Devant mes yeux elle a frappé. Quand il est tombé et que du sang est sorti de sa bouche, je me suis approchée. C'est en voyant ces yeux exorbités que j'ai compris. Puis les cris, la panique. C'était trop pour moi. Je me sentais perdue, personne ne faisait attention à moi.
Après je n'en ai jamais parlé mais je sais que ça m'a traumatisé. Ca fait dix et je n'oublis toujours pas. Et je me souviens encore des cauchemars. Je ne dormais plus de peur qu'on vienne tuer mes parents ou mon frère. J'attendais que la maison soit silencieuse pour descendre et attendre.
Ma mère m'a dit un jour que depuis son décès je suis comme obsédée par la mort.
Et c'est dans le noir que j'ai fait la découverte du sado-masochisme.
J'étais renfermée sur moi même. Aujourd'hui je ne crois pas m'en être encore remis, je pense que je garderai toujours des sequelles importantes mais au moins j'arrive plus à me contrôler et à me préserver.
18:45 Écrit par l'ange a perdu ses ailes dans le café des morts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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21.10.2007
de Paris à la lune
J'ai attendu. Longtemps ou peut-être pas. J'ai pleuré. Des larmes acides et des larmes qui font mal. Enfermée dans ma chambre. Au milieu des couvertures, des oreillers, du bazar. Noyée dans la musique qui tournait autour de moi. Trop triste, trop sombre. Je n'avais plus de force. La fênetre restait fermée et la pièce étouffée sous la fumée. Une cigarette. Puis deux, puis trois. Ect. Je ne supporte plus ces nuits trop longues. Où la douleur domine sur le sommeil. Où les lames autour de moi baignent dans le sang. Oh, j'ai peur. Tellement peur. Je ne veux plus rester seule le soir. Je ne veux plus ressentir encore ce sentiment d'abandon. J'ai l'impression que les gens qui avant me tendaient la main, me tournent maintenant le dos.
Je sais que j'ai rechuté. Encore une fois. Encore plus bas. En silence cette fois. Mais j'ai promis de ne pas baisser les bras et de continuer.
Je tiens toujours mes promesses.
12:05 Écrit par l'ange a perdu ses ailes dans le café des morts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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20.10.2007
des mots sur mes maux
Ce n'est pas aujourd'hui qu'on décrochera la lune.
Même si j'attends. Même si je supplie un Dieu inexistant. Même si je me force à sourire. Je sais que l'espoir partira bientôt de moi. Je sais que bientôt dans les regards il se formera de la haine. C'est si dur de se faire cracher dessus par ses anciens amis. Je suis reniée du monde.
"Je pars, je ne reviendrai jamais, bientôt le monde m'aura oublié tu sais..."
J'ai de moins en moins envie de continuer. Ca m'était un peu passé ces temps ci mais là mes envies suicidaires reviennent. Et je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur. Sous ma peau mon coeur est à vif et on peut voir une large coupure.
"Je partirai et je garderai que des restes de toi, souviens-toi encore quelques foi de moi... mais ne leur pardonne pas."
De mes yeux les larmes sortaient. Sur mes joues elles coulaient mais je ne voulais pas qu'ils les voient. Alors je me suis essuyée le visage et j'ai relevé le menton. Dans la vie il faut faire face aux problèmes. Pourquoi c'est si dur d'affronter le regard des autres ?
"Je partirai et je garderai que des restes de toi."
19:23 Écrit par l'ange a perdu ses ailes dans l'envol de l'espoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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16.10.2007
le présent est bientôt fini
Le vide m'envahi de plus en plus. La douleur de l'absence. Le poids du néant. J'ai perdu l'envie de vivre. Ais-je déjà eu une raison d'exister ? C'est fatiguant d'être triste. C'est dur de ne pas savoir. On m'a dit que le vrai bonheur s'était de sentir les lèvres de la personne qu'on aime sur nos propres lèvres. Mais l'amour me tourne le dos. Ca choque quelqu'un une fille qui aime une fille ? Ca choque quelqu'un un homme qui aime un homme ? Dans notre "cher" monde ça en dégoûte plus d'un. Pourquoi ? On ne choisit pas d'être ou pas homosexuel(le)s. Moi j'ai compris quand j'ai cru être amoureuse de "lui". Je me raccrochais à ça pour me faire croire que j'étais "normale". Mais comme m'a dit un jour une "charmante" personne, je ne suis jamais comme tout le monde, je suis l'emblème de l'anormalité. Exagéré ? Peut-être pas.
Et demain c'est mercredi, encore un jour de plus. Encore ces envies de mort. Je me comprends pas. Un psy ça sert à rien si on arrive nous même à nous poser les bonnes questions. Pourquoi je veux mourir ? Pourquoi je veux les voir souffrir puis mourir ? Pourquoi j'ai ce goût de sang dans la bouche ? Et cette odeur de haine qui se dégage de moi ? Si je continue comme ça je suis bonne pour l'asile. J'aurais dû y être depuis longtemps cela dit. Je vais devenir soit psychopathe, soit schizophrène. Il faut que je me reprenne vite en mains, très vite. Le temps passe et je m'emporte de plus en plus. Peut-être que si je n'avais jamais été victime de ce traumatisme je n'aurais jamais été brisé. J'aurais pu vivre comme les autres filles de mon âge. Et elle ne serait jamais partie. Pourquoi j'ai si mal quand je parle de moi ?
21:06 Écrit par l'ange a perdu ses ailes dans le café des morts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.10.2007
aurais-je aimer ?
Un lapse de temps infini pour moi j'ai cherché. La quête de la sexualité. On m'a dit que la nymphomanie et l'homosexualité ne se guérissaient pas. Mon corps demande trop. J'ai le désir à fleur de peau. Je me sens mal en moi. J'arrive pas à m'accepter. Pourquoi quand je vois une fille belle je me mets à mouiller ? Pourquoi je suis pas "normale" ? C'est bizarre que déjà quand j'avais neuf ans et même moins j'éprouvais des envies impossibles de coucher avec quelqu'un. J'imaginais déjà dans mes fantasmes des filles plutôt que des garçons. Faut dire on nait nymphomane et homosexuelle parait-il. Parce que je vais pas me voiler la face, c'est pas normal, même si on me dit que c'est les hormones je vois leurs airs anxieux.
20:22 Écrit par l'ange a perdu ses ailes dans le café des morts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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13.10.2007
ironie du sort

Première partie :
Même si je continue à me perdre dans le dédale de mon coeur, parait-il que je vais mieux. Je n'ai plus l'air malheureuse comme avant. Heureuse ? il ne faut rien exagérer mais on va dire que je remonte petit à petit la pente. Alors pourquoi je me suis enfoncée aujourd'hui ?
C'est bizarre comme j'ai mal. Je me hais tellement d'être ainsi. Je suis intelligente il parait alors pourquoi je me complets dans la bétise ? Je ne comprends rien sauf qu'il faut que je vive. Il ne faut pas que je me laisse aller à penser à la Mort. Ce n'est pas une solution. Je dois trouver un sens à ma vie aussi.
Deuxième partie :
Ne pas y penser. Ne pas regarder par la fenêtre et rechercher des yeux les traces de nos souvenirs. Juste oublier. Prendre la plume et tirer un trai sur le passé. Ne pas faire attention aux petites larmes qui tombent. Ne pas faire attention à ce brisement en moi. Surtout ne pas écouter la pluie tembouriner sur les vitres comme des coups à la porte. Faire le vide. Espérer que le malheur sorte de mon esprit. Et partir, tout recommencer autre part. Peut-être aimer à nouveau. Souffrir moins. Je ne veux plus jamais revivre les dernières années que je viens de vivre. Je préfére fuir. Même si c'est lâche, je n'ai plus la force de me battre contre quelque chose qui me possède complètement. C'est en moi mais j'espère que si je pars elle ne viendra plus me faire mal. Le sang ne servira plus à rien. Mes lames finiront dans la poubelle. Et l'espoir reviendra. Mais on m'empêche de partir. Je veux me libérer de cette camisole de force qui m'enferme avec ma folie.
16:42 Écrit par l'ange a perdu ses ailes dans le ballet des macchabées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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